Le terme de pollution me parait approprié pour qualifier ces perturbation d’harmonie visuelle. Un polluant n’est pas nécessairement une substance particulièrement nocive: une pollution peut résulter d’une accumulation au delà d’un certain seuil voire de la simple présence dans un environnement qui en était dépourvue d’une substance autrement inoffensive ou même bénéfique. Une particularité des polluants visuelles est, nous l’avons vu, leur rapport de grandeur avec l’ensemble harmonique. Une autre est que notre société contemporaine, convertie au culte du moindre-coût et poussant à la surenchère marketing, en génère un très grand nombre. La gestion de ces pollutions par les communautés qui en ont la charge est un problème complexe : mon propos n’est pas d’entrer dans cette discussion mais de faire prendre conscience de l’impact négatif qu’elles peuvent créer. J’ai choisi d’illlustrer ce point en introduisant des pollutions courrantes dans des harmonies visuelles bien connues.
Joseph-Marie Vien : Jeunes Grecques parant de fleurs l'Amour endormi, 1773.

Paul Cezanne : La montagne Sainte-Victoire, 1885-95.

Nicolas Poussin : L'enlèvement des Sabines, circa 1638.

Jean-Baptiste Regnault : Les trois Grâces, 1793-1794.

Hubert Robert : Vue imaginaire de la Grande Gallerie du Louvre en ruines, 1796.
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