samedi 5 février 2011
La pesanteur et la grâce
Combien de temps pour signer un accord de désarmement nucléaire entre les deux anciennes superpuissances, accord qui ne concerne aucun des autres pays du prétendu "club nucléaire" ? (En passant, imaginons un instant qu'un tel club existe. On ne peut y entrer sur présentation de la carte "fission", bien que la tronche des 6 ou 7 membres répertoriés doit pourtant être connu de l'établissement. A l'intérieur, ambiance feutrée, canapé en sky, volute de fumée des cigares et champignons atomiques de toutes les couleurs façon Warhol au mur). START I: neuf ans pour les négociations (durant laquelle la course aux armements nucléaire ne fut jamais aussi rapide), trois ans pour la ratification. START II: après une négociation étonnamment courte d'un an, le traité mis dix ans à être ratifié et ne fut jamais mis en application. START III: les négociations n'aboutirent pas car Bush décida de sortir unilatéralement du Traité ABM . SORT: la négociation prévoit une réduction du nombre de tête nucléaire à atteindre le jour ou le traité devient caduque. Même le plus endurci des conservateurs ratifierait celui-là. Enfin ce 5 février, NEW START, quatrième du nom, qui permet de réduire le plafond des ogives déployés au niveau effectivement en vigueur à l'heure actuelle. Autrement dit, aucun changement.
Tout cela m'a fait penser à l'image de Simone. D'un côté la pesanteur du péché, intense force d'attraction des budgets, des crédits, d'une administration, d'une industrie, d'une économie. De l'autre côté, la grâce d'une aspiration, espoir aérien d'un fragile traité qui limiterait nos ambitions de destruction. La plume contre l'acier. la grâce contre la pesanteur.
lundi 6 juillet 2009
Romans olipotiens
- Ecrire un roman donc chaque phrase n'aurait qu'un mot.
mercredi 1 juillet 2009
Les mondes multiples
Colin Bruce répond à cette opposition majeure à la théorie des multivers (lui-même l'a qualifié, nous l'avons vu, de trait principal) en présentant "d'excellents précédents demontrant l'intérêt qu'il y a à préférer l'économie d'hypothèses à l'économie de monde". Il énumère alors la conception d'un univers ou les étoiles étaient des taches de lumière stable à la conception d'un univers où les étoiles sont elles-mêmes autant de soleils avec - potentiellement - leurs propres planètes, puis de la conception d'un univers limité à notre galaxie à un univers contenant des milliards de galaxie.
Il conclue: "accepter la réalité des mondes multiples de la théorie quantique représente seulement un barreau supplémentaire sur l'échelle que nous avons déjà commencé à gravir".
Pardon, mais il y a là une différence, et de taille, je dirais même plus : d'infini !
Lorsque l'on passe d'une suite finie de nombre naturelle finie à la suite infinie de ces nombres, le pas a franchir est certes considérable mais après tout, il ne représente pour l'esprit qu'une hypothèse de d'extension.
De même dans les exemples de Mr Bruce, on trouve un simple phénomène d'extension à un infini (ou quasi infini) dénombrable.
Mais la théorie des mondes multiples révolte les sens car elle a la propriété du continu: On doit en effet imaginer qu'à chaque instant, aussi petit qu'on puisse l'imaginer, une décohérence se produit pour chacune des particules de l'univers qui par sa propre interaction avec une autre particule ou un champ pourrait révéler quelque chose de sa position ou de sa vitesse. Mais ce processus est étendu à chacune des particules qui ont eu à un moment donné une certaine "proximité" avec cette particule, c'est à dire, s'il l'on accepte la théorie du big bang, toutes les autres car réveler quelque chose de l'une d'elle révèle quelque chose de toutes les autres. La décohérence a donc la puissance du continu et crée des univers au rythme minimum de 10^81 non pas même par seconde ou par millième de seconde, mais continuellement. Et c'est un minimum car les univers peuvent être plus que dédoublés.
Il y a là plus qu'un barreau à franchir, n'en déplaise à Mr Bruce. Cette profusion s'oppose bien au rasoir d'Occam, l'un des trois piliers des théories scientifiques (2).
Pour une fois je serai d'accord avec la majorité : si plus de cinquante pour cents des spécialistes du domaine ne s'en déclarent pas partisans (3) (sans être partisans d'une autre explication) c'est qu'elle a quelque chose de particulièrement difficile à avaler, qui perturbe les physiciens; pourtant souvent prompt à accepter l'inattendu : les débuts de la théorie quantique n'ont pas soulevé une telle vague de scepticisme. Il y a ici quelque chose de dérangeant et avant d'affirmer que cette interprétation est la bonne (ou plus exactement en la meilleure de toutes les bonnes interprétation selon M. Bruce), il faudra d'abord nous prouver que des solutions moins dérangeantes sont impossibles. Je serai quant à moi en effet prêt à laisser tomber la relativité restreinte plutôt que d'admettre ces mondes trop multiples.
1. Colin Bruce, Les lapins de Mr Schrödinger, Edition du Pommier, p. 203.
2. Avec le "principe de Copernic" (principe de médiocrité : l'histoires des particules qui nous sont proches n'est pas privilégié par rapport à celles du reste de l'univers) et "le principe de localité" (pas de force qui puisse s'appliquer instantanément à distance et dont l'effet serait de nous interdire de comprendre l'univers).
3. p.199.
samedi 6 juin 2009
Prix Nobel de Littérature
vendredi 23 janvier 2009
mercredi 21 janvier 2009
mardi 20 janvier 2009
Pollutions visuelles III
dimanche 18 janvier 2009
The Natural History of religion - David Hume - 1757
Il y a 2 enquêtes particulièrement importante sur la religion: la religion est-elle fondée en raison? Qu'elle est son origine dans la nature humaine ?
Pour la première, Hume botte immédiatement en touche:
- The whole frame of nature bespeaks an intelligent author
Le sujet de cette enquête sera ainsi la nature de ces principes et des accidents et raisons qui peuvent les affecter.
Immédiatement, (p.3), considérant le progrès des sociétés humaines, Hume pose l'idolatrie et le polytheisme comme religion la plus ancienne religion de l'humanité. Hume précède de Brosses en s'appuyant sur l'histoire et sur les tribus sauvages contemporaines (p.4). Mais Hume fait reposer son analyse sur une évolution naturelle "The mind rises gradually from inferior to superior" (p.5) qu'il n'appelle pas du nom de loi mais qui semble en avoir toutes les qualités.
p.6 et 7, Hume développe l'argument "the causes of objects, which are quite familiar to us, never strike our attention our curiosity", pour en faire la raison que l'homme primitif "has no leisure to admire the regular face of nature". Puis il affirme p.8 "if men were at first led into the belief of one supreme being, [...] they could never leave that belief , in order to embrace idolatry." et comment que les principes du raisonnement qui permettent une telle avancée doivent lui permettre facilement de se maintenir. Il passe ensuite à une comparaison entre le fait historique, facilement distordu et l'opinion spéculative qui est soit évidente et est retenue pure par le peuple, soit abstruse et sera retenu par un petit groupe d'homme et facilement perdu. Il en tire ainsi que le théisme appartient nécessairement à la catégorie des objects dont la pureté est préservé par la raison.
Cette pierre angulaire de la raison laisse supposer que la religion de Hume est un Théisme, bien différent de la religion Catholique, mais qu'il n'était pas Athée. C'est aussi très faux, cf. l'histoire du Bouddhisme en Inde.
Hume passe ensuite à l'examen du Polythéisme, qui a sa source non pas dans l'unité de la nature (qui témoigne d'un créateur unique) mais dans les évènements humains qui peuvent être favorable ou non et semble supposer des forces venant de dieux différents (p. 11, 12). Le polythéisme est alimenté par les passions humaines.
Hume passe ensuite à la tendance humaine à personifier les choses à l'image de l'homme (p.17) qui amène au Polythéisme. Il ajoute que c'est surtout dans les périodes de mélancholie et de terreur (p21) et que les femmes y sont le plus sensible (p.22).
Dans la 4ème partie, Hume examine la différence entre le polythéisme et la croyance dans des créatures telle que les fées dans le cadre du christianisme et y trouve la même superstition sans les deux piliers de ce qui semble être son théisme: "suprem gouvernment" and "divine intention in the fabric of the world" (p.25). Il développe ensuite des exemples de superstitions dans le but d'en montrer le ridicule, notamment chez les anciens.
La 5ème partie ressemble beaucoup à l'ouvrage plus tardif de de Brosses, dressant portrait des métonymies du polythéisme (ci ce n'est au lieu du fétichisme).
La 6ème (p.44) soulève le problème de la providence d'un être suprème qui semble être incompréhensible pour le vulgaire (le peuple) lorsque survient un accident contraire. Cela démontre que le peuple est conduit à cette idée d'un être suprème non par son propre raisonnement mais guidé par une certaine suite d'idées, adaptées à leur compréhension (p.45). C'est le même principe qui anime le polythéisme.
La 7ème traite de la nature limitée des dieux du polythéisme, la 8ème résume la montée vers un théisme qui doit être préservé car le vulgaire cherche toujours à se doter d'intermédiaire pour atteindre l'être suprème dans ce qui semble être un flux et un reflux de la progression vers l'idée d'être suprème.
La 9ème montre les polythésistes tolérants envers les autres sectes alors que les théistes ne peuvent en reconnaître qu'un. Le 10ème que le théisme peut amener à l'abattement et la soumission. Le 11ème que la philosophie est capable de d'être perverti par le théisme.
Chapitre 12:
Les hommes sont prompts à se moquer ridicule des autres religions mais ne perçoivent pas le ridicule de leur propre opinion.
(Ce a quoi on pourrait ajouter que Hume fait plaisamment la critique de Catholicisme mais pas celle de sa propre religion).
Que dans tous les ages la piété des hommes est d'avantage affectée que réelle qui est perçue comme une cause de l'instabilité des religions anciennes dont les prêtres étaient peu nombreux. Qu'une autre raison de cette instabilité est la multiplicité des religions anciennes dont rien ne peut faire préférer l'une à l'autre.
Que la superstition et l'absurdité n'est pas un frein à la croyance, même chez les grands hommes (p. 88)
Finalement la différence entre une religion mythologique et scholastique est que la première est plus raisonable et s'adapte facilement à l'ame humaine mais n'a pas autant d'influence sur les affections et la compréhension humaine.
Chapitre 13
Que la religion primaire de l'homme provient d'une peur des évènements futurs mais que la déité sera au contraire fondamentalement bonne et divine. Mais comme les hommes sont propres à l'accuser de leur tourment, il en résulte un antagonisme qui habite même les plus zélé des croyants.
Chapitre 14
Que même dans les plus sublimes religions, celui qui recherche la faveur divine ne le fait pas par vertue ou bonne moralité mais pour les prétextes les plus frivoles.
Que la pratique des superstitions n'est pas moins difficile que celle des religions
Que les plus grands crimes ont été commis en accord avec une piété superstitieuse, ce qui ne permet pas de tirer quelque conclusion sur un hommes selon la ferveur avec laquelle il suit une religion.
Que la barbarité et le caprice forment le caractère de la déité dans les religions populaires
Chapitre 15
Que le bon et le mauvais sont étroitement liés, et que toutes les qualités le sont au défaut.
Que la propension universelle de croire en une puissance invisible et intelligente n'es pas un instinct mais une marque donnée par l'artisant divin. Mais que la déité est presque partout défiguré, que les vies des hommes ne s'accordent pas avec leur religion:
Que l'ignorance est la mère de la dévotion.
Que seule la philosophie permet d'échapper aux disputes des religions
Aini il apparait que Hume est le tenant d'une religion des philosophes, d'un créateur qui à peu à voir avec la religion populaire.
Ce livre est décevant par son manque de porté et de structure.
vendredi 16 janvier 2009
Charles de Brosses - Du Culte des Dieux Fetiches - 1760
de Brosses pose p.16 le principe sur lequel fonctionne sa recherche : L'actuel pour éclairer le passé. Mais cette pierre angulaire de l'ouvrage, dont l'intérêt s'écroulerait totalement si elle se révèlait fausse, n'est pas etayée par plus qu'"un philosophe grec" et une citation de l'éclésiasite.
Ce qui rend pénible pour un esprit contemporain la lecture de cet ouvrage, c'est la condecendance que de Brosses a pour les sauvages et pour le fétichisme alors même que cette condescendance était absente chez Fontenelle plus d'un demi siècle auparavant dans une analyse pourtant très critique des oracles.
de Brosses commence par décrire les coutûmes d'un petit royaume de Guinée(p25) puis, (p.46), juxtapose celles existant en amérique puis celles existant dans le grand nord, soulignant la similitude de pratiques entre des peuples qui n'ont eu aucune communication.
Dans la section II (p.66) il passe aux coûtumes de l'antiquité et notamment des Egyptiens. Il s'attarde sur les origines du mythe d'Hercule qu'il associe à l'Egypte, le mythe d'Osiris, etc. Il passe en revue un certain nombre de fétiches (p.81 et suivantes), évoque la loi mosaïque qui interdit expressément le fétichisme, la présence des fétiches accompagnant les morts. Il rapproche des pratiques egyptiennes de celles de Chine, d'Inde et de Rome (p103) puis passe aux oracles. Il continue ainsi avec les pratiques des arabes (p.109), passe à l'antiquité pour examiner Babylone, les hébreux et les région attenantes (p.112) jusqu'à l'Inde. Puis il passe à la Grèce antique (p.149), à Rome (p.162), aux Gaulois et aux Germains (p.168).
Dans la section III (p.182), de Brosses résume l'idée principale de son livre, à savoir que le fétichisme est répandu dans toutes les nations non civilisées:
- Il est encore plus naturel de penser que l'homme est ainsi fait, que laissé dans son état naturel brut et sauvage, non encore formé par aucune idée réfléchie ou par aucune imitation, il est le même pour les moeurs primitives et pour les façons de faire en Egypte comme aux Antilles, en Perse comme dans les Gaules. (p.184)
- Tous les peuples ont eu les véritables idées d'une pure et intellectuelle qu'ils ont ensuite défigurées par de grossières superstitions et qu'il n'y a pas une nation sur terre qui ne s'accorde dans l'idée universelle de l'existence de Dieu" (P.189)
- Qu'ainsi qu'on est en bas âge avant que d'être homme fait, elles ont leurs siècles d'enfance avant leurs siècles de raisons. (p.197)
- il est sans exemple que les esprits deviennent aveugles de clairvoyant qu'ils étaient
On remarquera : on conçoive une métaphore aide à conceptualiser, mais comment une métaphore pourrait fournir une preuve rationnelle?
Il répond au second volet en admettant que "le commun des nations rend quelque cultes rendus à des êtres supérieurs à l'homme" Mais pour ajouter immédiatement il n'y a "rien dans leur façon de penser qui réponde à une idée de Dieu approchante de celle que l'on doit avoir".
Il remarque: "En raisonnant sur leur façon de penser, il faut se bien garder de leur attribuer nos idées parce qu'elles sont à présent attachées aux mêmes mots dont ils se sont servis", principe dont qu'il utilise sur l'idée contenu par le mot Dieu.
Il voit ensuite "une preuve de l'existence de Dieu" à ce que son vrai concept est l'accord unanime des hommes intelligents et des nations éclairées" ce qui est à nouveau prendre la métaphore pour source de preuve (p. 201)
Il retrace ensuite l'âme enfantine des nations (p. 203), répond à l'objection supposée "comment se peut-il qu'un culte si grossier puisse durer depuis si longtemps parmi des sauvages mêmes" à laquelle il répond qu'il faut "de ces génies supérieurs tels que dix siècles en fournissent à peine un sur toute la terre", ce qui montre qu'il n'y a pas de racisme chez lui (dans le sens de race intrinsèquement supérieure). (p.224).
La fin du livre est consacrée à la recherche d'une autre hypothèse "moins inadmissible" pour le fétichisme - que la "pure sotise du peuple" et conclue à son absence.
Histoire des Oracles - Fontenelle, 1686
Après une introduction où Fontenelle fonde son droit à examiner le sujet:
- "Mais l'écriture sainte ne nous apprend en aucune manière que les oracles aient été rendus par les démons et dès lors nous sommes en liberté de prendre parti sur cette matière. Elle est du nombre de celles que la sagesse divine a jugées assez indifférentes pour les abandonner à nos disputes ", p.4
- Pourquoi les Anciens Chrétiens ont cru que les oracles étaient rendus par les démons, p.5
- Mais on commença par faire des Livres et puis on consulta l'orfèvre.
- Nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai mais nous en avons d'autres qui s'accomodent très bien avec le faux.
- Il est assez difficile que selon le parti où on est, on ne donne à une fausse religion des avantages qui ne lui sont point dues ou qu'on ne donne à la vraie des avantages dont elle n'a pas besoin.
Au chapitre 5, Fontenelle met en garde contre ces croyances, une erreur qui ne vient pas des démons mais des hommes eux-mêmes:
- C'est aux hommes de se précautionner contre les Erreurs où ils peuvent être jeté par d'autres hommes. Mais ils n'ont nul moyen de se précautioner contre celles où ils seraient jeté par des génies au dessus d'eux.
- Mes lumières suffisent pour examiner si une statue parle, rien ne peut plus me désabuser de la divinité que je lui attribue.
Dans la seconde dissertation, Fontenelle montre que les oracles se sont poursuivis après la venue du Christ car le paganisme ne s'est pas arrêté brusquement au temps de sa mise en croix, mais qu'ils auraient disparus même si le paganisme s'était poursuivit, grâce au développement de la philosophie.
C'est un ouvrage majeur de la pensée occidentale, à la fois dans son contenu (la séparation du religieux et du prophane qui peut être étudié) et dans sa forme (un examen purement rationnelle des données du problème).
jeudi 15 janvier 2009
Critique: Stephen Jay Gould, L'éventail du vivant
- Les deux exemples clés présentés dans ce livre – l’extiction au base ball, de la moyenne de 400 à la batte et l’absence, dans l’histoire de la vie, de toute tendance active vers une plus grande complexité – ilustrent des aspects différents de cette même stratégie analytique (étudier le système entier en non une absence abstraite).
Le sujet du livre apparait quand à lui en page 58 :
- Je vais montrer que nous subissons aujourd’hui encore l’héritage séculaire légué par Platon, qui nous pousse à voir dans un idéal ou un moyenne l’«essence » abstraite d’un système et à déprécier ou ignorer les variations entre les individus constituant la population entière.
- Ce platonisme persistant explique selon moi l’inversion désastreuse si souvent appliquée aux moyennes que nous calculons. Dans le monde postplatonicien de Darwin, la variation est la réalité fondamentale et les moyennes calculées deviennent des abstractions. Or nous privilégions toujours l’ancien point de vue et considérons que considérons que les variations ne forment qu’un ensemble d’occurrences fortuites sans conséquence, dont le principal intérêt est de permettre le calcul d’une moyenne qui, à son tour, nous semble être ce qui s’approche le mieux d’une essence.
- L’existence d’un progrès se traduisant par une complexité sans cesse croissante, au cours du temps, de la vie dans son ensemble.
Car mise à mal par (p.29)
- Toutes les grandes révolutions survenues dans l’histoire de la science [qui] ont en commun … d’avoir porté un coup sévère à ce que les précédentes avaient épargné de notre arrogance cosmique.
- Je reconnais que la créature la plus complexe a manifesté une tendance à croître en sophistication au fil du temps mais je nie catégoriquement que ce specimen extrêmement réduit conforte l’existence d’une dynamique générale de progrès dans l’histoire de la vie. (P.209).
- L'étalement de la courbe s'explique uniquement par le mur et la multiplication des espèces ; l'aile droite de la distribution est une conséquence et non une cause de cet étalement
En première analyse, il apparaît donc que L'éventail du vivant est un livre mal structuré qui semble avoir écrit trop vite, ce qui est dommage car il expose des concepts forts intéressants.
Par contre, en ce qui concerne la démonstration de la tendance passive de l'évolution, celle-ci est certes intéressantes mais elle n'est pas révolutionnaire. Elle me parait découler logiquement de la théorie darwinienne et de les postulats génétiques qui lui sont sous-jacents: Si les déplacements et les mutations de segments etde chromosomes se font de façon aléatoire pendant la germination, il n'y a pas à attendre de tendance innée à la complexité. Mais si, comme l'indique Gould lui-même, il y a un espace écologique vide qu'une créature plus complexe pourrait occuper, une pression sélective favorisera une telle créature.
Replaçons cette discussion dans le cadre de la théorie d'une germination pan-stellaire: si une race consciente, sur le point d'être détruite, et qui n'a pu (peut être pour des limitations physique que nous ne connaissons pas) essaimer de colonie sur d'autres planètes, cette race n'aurait-elle pas envie d'essaimer pour le moins des formes de vie sous forme bactérienne à travers l'espace, même si ces formes de vie ne sont pas déterminées à l'avance et même si la complexité qui finira par émerger de leur évolution n'implique pas le développement d'une conscience? C'est pourquoi cette description de Gould n'est pas révolutionnaire; elle ne chamboule ni nos connaissances, ni notre appréhension de ce qu'est la vie dans un monde post-darwinien. Elle est - mais c'est déjà un grand mérite - l'exposition claire d'une conséquence logique de la théorie de l'évolution.
Pollutions visuelles
Le terme de pollution me parait approprié pour qualifier ces perturbation d’harmonie visuelle. Un polluant n’est pas nécessairement une substance particulièrement nocive: une pollution peut résulter d’une accumulation au delà d’un certain seuil voire de la simple présence dans un environnement qui en était dépourvue d’une substance autrement inoffensive ou même bénéfique. Une particularité des polluants visuelles est, nous l’avons vu, leur rapport de grandeur avec l’ensemble harmonique. Une autre est que notre société contemporaine, convertie au culte du moindre-coût et poussant à la surenchère marketing, en génère un très grand nombre. La gestion de ces pollutions par les communautés qui en ont la charge est un problème complexe : mon propos n’est pas d’entrer dans cette discussion mais de faire prendre conscience de l’impact négatif qu’elles peuvent créer. J’ai choisi d’illlustrer ce point en introduisant des pollutions courrantes dans des harmonies visuelles bien connues.
Joseph-Marie Vien : Jeunes Grecques parant de fleurs l'Amour endormi, 1773.

Paul Cezanne : La montagne Sainte-Victoire, 1885-95.

Nicolas Poussin : L'enlèvement des Sabines, circa 1638.

Jean-Baptiste Regnault : Les trois Grâces, 1793-1794.

Hubert Robert : Vue imaginaire de la Grande Gallerie du Louvre en ruines, 1796.
dimanche 24 août 2008
Groupe de Symétrie des surfaces planes II
Malheureusement, la surexploitation des techniques de boucles conduit la musique actuelle à se vider de la plus grande partie de sa composante artistique. Les compositeurs abusent de cette technique facile et du manque d'éducation de nos oreilles qui se satisfont de segments répétitifs comme les enfants apprécient les aliments aux goûts simples. En servant une musique agréable mais puérile musicalement parlant, en la limitant à des durées de 3 minutes en moyenne, en ayant chassé tout autre type de musique plus complexe (tel que la musique classique mais pas seulement) de notre environnement quotidien, les musiciens et producteurs de musique nous conditionnent à rester des auditeurs immatures. La musique actuelle tombe dans l'excès inverse de ce que nous décrivions pour les arts graphiques. Trop d'utilisation d'une seule technique nuit autant, voire d'avantage que sa non-utilisation.
samedi 23 août 2008
Qu'est-ce qu'un sport ?
1 - Elle doit être basée sur un effort musculaire requiérant puissance et précision et peut faire l'objet d' entraînement permettant d'améliorer des performances.
2 - Elle fait l’objet de compétition permettant de déterminer un gagnant.
Ces critères me semblent suffisant pour déterminer UN sport. Il est beaucoup plus difficile de déterminer ce qu'est LE sport, en tant qu'ensemble de tous les sports mais aussi de toutes les activités associés à la pratique d'un sport. On notera par exemple que la définition axiomatique proposée ci dessous suppose immédiatement un espace de valeurs morales et une éthique propre à la pratique sportive et qui feront parti de ce qu'on appelle LE sport. Cette démarcation n'est pas sans équivalence avec le concept Poppérien de noms individuels et de noms universels. Il écrit notamment: "Any attempt to define universal names with the help of individual names is bound to fail" du fait que cette tentative est équivalente à un processus d'induction qui n'est pas valide du point de vue de la logique.(1)
Ci-dessous, je propose une classification des sports en catégorie qui bien que très intuitive ne me paraît pas avoir été compilé précédemment.
Catégorie A. Les sports dans lequels la performance des sportifs est déterminé par une mesure : de temps ou de distance (de hauteur) plutôt que par un arbitrage humain.
- Catégorie A1 : Les sports de catégorie A où l’équipement joue un rôle a priori mineur (a) : souvent considérés comme les épreuves reines des jeux, il s’agit d’épreuves particulièrement appréciées sans doute à cause de l’intérêt que suscite un référentiel universel et non subjectif..
Exemple de sport de catégorie A1 : Les courses à pied sur différentes longueurs en athlétisme, le saut en longueur, le saut en hauteur, la natation.
(a) A priori seulement car le revêtement des pistes, les chaussures ou les combinaisons des nageurs ne sont pas certainement pas négligeable dans l’amélioration des performances.
- Catégorie A2 : Les sports de catégorie A dépendant d’un équipement. Ils permettent une comparaison dans une période de temps courte entre différentes compétitions se déroulant dans des lieux différents. Par contre, l’équipement voire le réglement évoluant au fil du temps, ils ne permettent qu’une comparaison limitée avec les sportifs des compétitions précédentes
Exemple de sport de catégorie A2 : La course de saut d’obstacle, le saut à la perche, le tir, le vélo contre la montre en salle.
- Catégorie A3 : Les sports de catégorie A dépendant des conditions particulières du lieu ou se déroule la compétition: ils ne permettent pas de comparaison entre les sessions :
Exemple de catégorie de sport A3 : Le marathon, la voile, le vélo en extérieur, le golf, le ski.
Catégorie B : les sports ou s’affrontent des athlètes en face à face, la victoire de l’un signifiant immédiatement la défaite de l’autre. :
Ces jeux sont soumis à des règles qui évoluent plus ou moins vite dans le temps, ne permettant pas de comparaisons précises mais permettant de désigner facilement un gagnant lors des tournois
Exemple de sport de catégorie B : Le football, la boxe, le handball, le volley ball, le tennis
Le poids de l’arbitrage même, basé sur des règles claires, est plus important.
Catégorie C : les sports dont l’évaluation comprend également des éléments artistiques notés par un ou des juges. Ces sports sont populaires car les compétitions sont également des spectacles mais font également l’objet de controverses dues à une part de subjectivité incontournable
Exemple de sport de catégorie C : la gymnastique artistique, le patinage, le plongeon, la nage synchronisée.
Ces sports sont l’objets de codification cherchant à limiter leur subjectivité inhérente. Ces codification elle mêmes et leur révisions sont également sources de controverses sur le poids dans la notation des éléments artistiques (2).
Catégorie D : Les sports ne reposant pas (ou peu) sur un entrainement musculaire : il s’agit à mon avis d’une confusion entre compétition et sport. Exemple de sport de catégorie D : Les sports mécaniques, les échecs, le bridge.
Notes:(1) Karl Popper, the logic of Scientific Discovery, Routledge Classic 2002, p43 et suivantes.
(2) http://en.wikipedia.org/wiki/Code_of_Points_(artistic_gymnastics)
Groupe de Symétrie des surfaces planes

Ceiling of Egyptian tomb; ignoring colors this is p4, otherwise p2.
(source: wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Wallpaper_group#Group_p4)
La raison en est que le vortex présente deux couleurs, grises et jaunes sur les cotés adjacent d'un carré qui le contiendrait. La fleur présente bien une symétrie P4 mais le vortex n'en a qu'une de type P2 . Si les deux couleurs étaient les mêmes, on pourrait donc prendre comme plus petite unité de pavage ("Lattice") 1/4 de fleur et 1/4 de vortex et obtenir une symétrie p4. Mais tel n'est pas le cas, il faut donc prendre comme plus petite unité de pavage une fleur et un vortex complet avec lequel nous trouvons une simple symétrie de type P2.
Cet exemple est intéressant car il montre la possibilité d'avoir des symétries soujacentes, véritables symétries qui sont perturbées par l'adjonction d'un autre élément (ici la couleur). L'effet visuel obtenu est particulièrement riche. On pourrait trouver ici une méthode de composition intéressante qui serait de partir d'une symétrie élevée et d'y ajouter des éléments différents pour la perturber (on peut sans doute imaginer cette perturbation graduelle, permettant de supposer plusieurs niveaux de symétries) jusque parvenir - à l'extrême - à n'en avoir réellement aucune sur l'ensemble de la composition.
Il me semble regrettable que de nos jours, et à part l'exception étincellante de M. C. Escher, la plupart des artistes ne soit pas d'avantage intéressé par les possibilités offertes par les mathématiques et la physique en temps que champ d'inspiration et d'expérimentation. Il fut des tem
ps où l'art était étroitement lié à la science, on pense bien entendu à la Renaissance mais le réalisme ou le naturalisme porte en leur essence une nécessaire compréhension de certains éléments mathématiques et physiques ce qui n'est pas nécessairement le cas pour l'abstrait. Pourtant, comme le dit Escher: "The mathematicians have opened the gate leading to an extensive domain."(1) Malheureusement, lorsque certains artistes cherchent à intégrer des éléments mathématiques dans leur création, il s'agit de pseudo-science, comme celle concernant le nombre d'or et que l'on retrouve dans des créateurs aussi sérieux que Le Corbusier(2). Du même avis qu'Escher, je suis convaincu que la science recèle des possibilité d'inspirations artistiques absolument laissé pour compte par nos artistes contemporains.Illustration: Escher, Cercle Limit III.

Truchet's tiles produce beautiful patterns when laid out on a grid, as illustrated by the 20x20 arrangement of random tiles illustrated [below].

A modification of Truchet's tiles leads to a single tile consisting of two circular arcs of radius equal to half the tile edge length centered at opposed corners (Pickover 1989).
There are two possible orientations of this tile, and tiling the plane using tiles with random orientations gives visually interesting patterns. (3)
Sources:
(1) http://en.wikipedia.org/wiki/M._C._Escher
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_d%27or
(3) http://mathworld.wolfram.com/TruchetTiling.html
samedi 2 août 2008
Vérification d'une hypothèse en philosophie : cas du cadre imaginaire des sociétés occidentales
Le problème est de vérifier si les affirmations de l'article précédent (un imaginaire collectif des sociétés occidentales modernes tourné vers le présent et le fantastique alors que l'imaginaire collectif de toutes les autres sociétés était jusqu'à présent tourné vers le passé et le "réel") se vérifient dans les faits.
La méthode proposée est la suivante: d'une part recencer une production artistique représentative d'une époque et de le passer au travers d'un crible.
Le crible que j'utiliserai est le suivant: répartir les oeuvres en fonction de leur cadre temporelle, géographique et de genre.
Le cadre temporelle se divise en présent (suggérant que l'action principale appartient au temps présent même si des références sont faites à d'autres époques), passé (le passé commence lorsqu'il est percu comme une époque révolue, différente du temps présent. L'évocation d'une période remontant à une vingtaine d'années peut être ainsi classé comme une évocation du passé si elle est traitée de cette manière) ou à l'imaginaire (qui inclue également l'avenir).
Le cadre géographique se décompose en "local" c'est à dire faisant parti de la même aire culturelle (Pour les américains, la notion est subtile notamment pour les oeuvres se situant en Europe qui peuvent ou non être considérés comme "locaux"; de même, la façon dont les oeuvres américaines sont perçus en Europe notamment en Europe de l'ouest; on retiendra à ce sujet la "proximité" des personnages par rapport à notre quotidien; ainsi, la proximité d'un super-héros à New York pour un Européen de souche est plus facile qu'avec un film destinés au public afro-américains), "exotique" qui signifie faisant parti d'une autre aire culturelle, et "imaginaire" qui sera donc les oeuvres sans référence géographique existantes.
Les genre seront subdivisés en trois groupes: "réaliste" (le ressort de l'action est basé sur le réalisme. Le fantastique n'apparaît pas ou très peu n'est pas nécessaire à l'action), "fantaisie" (ici dans un sens restreint: il s'agit des oeuvres qui, dans leur traitement (dessin animé, traitement graphique particulier comme dans "300") comme dans leur propos (films de divertissement), utilisent des éléments qui sont perçus par leur public comme non-plausible; Le "fantastique" enfin est l'utilisation comme moteur principal de l'oeuvre de situations clairement impossibles.
la première liste d'oeuvre à laquelle on passera ce crible est le résultat du box office américain en terme de chiffres d'affaire en 2007. Ce choix est fait par la place dans la référence collective qu'occupe le cinéma, à cause de la taille du public concerné, et parce qu'il s'agit d'un bon critère d'évaluation de l'engouement du public pour des thèmes qui raisonnent en lui. Sur les 20 premiers films du Box office on trouve les résultats suivants:
- Cadre temporel: Oeuvres se situant dans le passé: 2, dans le présent: 15.
- Cadre géographique: Oeuvres se situation dans l'aire culturel: 14, exotique: 3
- Genre: Oeuvres de fantaisie ou fantastique: 18 dans les 20 premiers, dont 10 sur les 10 premiers.
On trouve des résultats similaires sur les données des films en France ouvrant la voie sur la caractérisation d'un imaginaire propre aux société occidentales.
Pour les 10 plus gros succès des films réalisé en 1989 on ne compte que 3 films d'époques et 2 films réalistes. On peut ainsi montrer en répétant ce crible au fil des années que cette tendance est une tendance longue nées entre 1950 et 1970.
Quant au pourquoi la société occidentale moderne ressent un tel besoin d'un imaginaire fantastique, il s'agit d'une question qui suggère des réponses plus ou moins faciles mais qui sortent du cadre de cette enquête.
vendredi 1 août 2008
L'imaginaire des sociétés occidentales
Mais le XIXème marque également un tournant, avec, avec pour la première fois, dès le second quart du siècle (2) mais surtout dans ses 30 dernières années(3), la tentative commune aux artistes de premier plan de dresser un panorama complet de la société contemporaine(4). Transition qui s'ouvre sur les débuts de l'exotisme, de l'anticipation du fantastique(5) et débouche, dans la seconde partie du XXème siècle, sur un regard majoritairement tourné vers le présent et le fantastique (6).
La rencontre de ces deux antagonistes est a priori assez déroutante. L'une évoque le quotidien, l'autre l'évasion. On peut imaginer que la force de l'évasion est plus forte quand elle est mêlée à notre univers quotidien mais c'est la une expliation parmi d'autre. Ce qui importe, c'est que c'est un phénomène à la fois massif et tout à fait particulier à notre société occidentale moderne.
En effet, elle est très peu présente dans les oeuvres orientales(8) à l'exception notable du Japon(9), toujours très imprégné du passé et n'abordant le présent qu'avec prudence.
On soulignera que la différence est de taille: les héros du passé forment un imaginaire collectif qui à la fois inspire mais conditionne. Le fantastique ouvrent a priori sur une liberté plus grande ou l'individualité, le moi, peut être valorisé à l'extrême dans le personnage de super-héro. Et pourtant, tous les héros se ressemblent beaucoup (10) refermant ainsi de manière particulièrement frustrante la liberté d'invention qui vient de s'ouvrir.
On pourra également trouver dans l'évolution de l'imaginaire collectif brièvement décrit plus haut, un critère soutenant des termes souvent employés sans fondement pour caractériser des sociétés : Classique (imaginaire collectif tourné vers le passé), Moderne (tourné vers le présent), Post-Moderne (tourné vers le fantastique). Mais je tiens à souligner que le terme d'Evolution doit être pris dans un sens proche de celui qu'entendent les spécialistes en Biologie. Rien dans ce qui est décrit ici ne justifie que cette évolution soit moralement positive. Il ne s'agit ici que de clarifier une dénomination servant à définir un stade de société, si tant est que les sociétés passent par ces mêmes stades, ce qui me parait encore à vérifier. Se pourrait-il en effet qu'emergent en Chine en Inde ou dans les pays du Golf des sociétés technnologiquement avancées à l'imaginaire collectif encore tourné vers le passé ?
--- Notes ---
(1) On pourra reprocher le parti pris de ce paragraphe sans d'avantage d'explication. Je ne souhaite pas transformer cet article en un article scientifique mais je vais exposer ici un moyen de vérifier mes affirmations. je propose en effet l'utilisation d'un crible que je détaillerai dans le prochain post.
(2) Notamment avec Honoré de Balzac et sa Comédie Humaine,
(3) Une foule de nom surgissent à l'esprit: Le naturalisme en littérature, le réalisme, puis l'impressionisme en peinture.
(4) La difficulté d'une telle affirmation tient évidemment dans qui considère-t-on comme un artiste majeur. Le XIXème siècle à produit jusqu'à son extrême fin des oeuvres très "classiques" dans leur facture (ce que j'appelle ici des oeuvres faisant appel au passé) qui furent très célèbres en leur temps et c'est notre lecture tardive et sélective qui nous fait apparaître la production des oeuvres tournée vers le présent comme celles de premier plan. Mais nous pouvons nous convaincre que quel que soit la place que ces artistes occupaient dans le volume de production de leur époque, ils ont été les plus influents sur le devenir de la création artistique, méritant ainsi l'appellation de "majeur". Je me bornerais ici à démontrer ce que j'avance pour le virage pris par la société occidentale mais on pourrait facilement créer un crible semblable à celui que je mets en place pour en faire une vérification avec les auteurs de chaque période.
(5) On pense par exemple à Pierre Loti, Jules Vernes et le Maupassant du Horla.
(6) [In 2007] Nine of the Top 10 grossing films were science fiction, fantasy or animation.
http://www.nytimes.com/2008/01/02/movies/02year.html
Voir à ce sujet le crible analysé dans le prochain post.
(7)
(8) On prendra pour exemple que les premiers films chinois au box office pour l'annee 2007 sont: The Warlord, un film situé pendant la dynastie des Tang et Lust, Caution un film reconstituant l'athmosphère des années 30.
http://news.xinhuanet.com/english/2008-01/08/content_7386466.htm
(9) Notamment par le poids des Mangas dans l'imaginaire Japonais.
(10) Je pense ici bien évidemment au stérotypes du cinéma américain alors que les mangas japonaises, bien que n'était pas dénués de stéréotypes (la jeune fille à la lisière de l'adolescence comme héroïne), offrent des espaces imaginaires de masse bien plus riches. Voir par exemple les films de Miyasaki.





